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Blessure d'enfance. Quand la violence verbale et/ou physique mènent le bal : conséquences

Blessure d'enfance. Quand la violence verbale/physique mène le bal !
Conséquences

La peur ! Un rendez-vous quotidien avec la violence
La violence verbale er/ou physique vécue dans l'enfance, 

 ne conduit pas automatiquement à la dépendance affective.

Que ne fera un enfant pour être "aimé" de ses parents quand ceux-ci se révèlent stériles
dans le don d'amour ?

Comment dépasser une blessure d'enfance ?
Quand la violence verbale/physique
mène le bal quelles en seront les conséquences sur un enfant

Prenons le cas d'un enfant dont les parents sont "castrateurs" psychologiquement.

Cet enfant n'est pas accueilli dans la famille, il n'y trouve pas sa place !
Qu'il s'agisse d'une violence physique, psychologique,
l'enfant vit dans l'insécurité totale,
ses besoins, ses désirs sont de l'ordre de l'interdit, car jamais exprimés.

De la joie, à la colère, l'expression des émotions est "brimée".
L'injustice, la frustration, la peur jalonnent cette d'éducation.
Comment un enfant va-t-il au fil des ans va t'il se construire ?
Quelles seront les conséquences psychologiques ?

Trouver une place au sein de la famille est un combat puisque lui est dénié le droit "d'être"?
Si ce n'est le droit d'être comme les parents désirent qu'il soit...sage, silencieux(e),
etc..
Et comment ne pas l'être quand la violence verbale et/ou physique, les humiliations sont le pain quotidien d'un enfant vivant dans la crainte de l'instant suivant.

Enfant détruit, homme perdu  ? Pas toujours
Si, la violence, les disputes parentales tissent la toile de fond du climat familiale, l'enfant se cache, se terre, se tait, vit dans la crainte.
Les mots "assassins" :
" tu n'es bon(ne) à rien",
" tu n'arriveras à rien",
"fais ceci, fais cela",
" tu n'es pas jolie, pas beau" etc...etc...
Tous ces mots "assassins" se déclinent à l'infini.
Attention 
c'est la une récurrence de ce style
de propos qui créera les angoisses, les peurs de ...Cette ambiance dans laquelle est "immergée" l'enfant des années durant.
Nous avons une enfance "massacrée".

Que va faire l'enfant pour être aimé(e), sécurisé(e) ?
Se taire, cacher ses émotions,
faire plaisir pour capter une infime parcelle d'attention, elle, il va être ce que l'on espère d'elle, de lui : "une petite fille, ou un petit garçon sage"par peur.

Le "Moi" se rabougri, se dessèche, la réelle personnalité est camouflée derrière un masque.
Cet(te) enfant "castré(e"), en carence affective et émotionnelle, ne pourra épanouir sa féminité, sera un homme en demi teinte, sera "fermé(e)".

Divers profils se dessinent dans le cadre de telles éducations,
la femme peut se "masculiniser",
"être femme-enfant"
"que mère"
rejeter l'homme, la société, multiplier les expériences sexuelles etc...
Il en est de même pour le garçon qui peut se "féminiser", être un macho, sexiste etc...

Nous avons là:
le "complexe du mal-aimé",
"le complexe maternel"
une composante "histrion", plaire à n'importe quel prix, la "dépendance"
avec parfois un zeste de "perfectionnisme" etc...

Des troubles anxieux divers, la peur de la violence, l'utilisation de celle-ci comme outil d'affirmation, de vengeance aussi. La haine dévastatrice et paradoxalement comme une quête de reconnaissance de ceux n'ayant pas apportés à l'enfant la sécurité et l'estime de soi.
Les enfants mal-aimés traîneront ce besoin là auprès d'un père, d'une mère

La victime devient bourreau !
De multiples comportement découlent de ces carences...
Le rôle du père influe également sur le devenir et l'identité de l'enfant, car de là découlera le rapport à l'homme pour la fille, à son identité masculine pour le garçon.

La "Petite Fille  ou le Petit garçon Sage",
le resteront, parfois toute la vie,
ou se rebelleront ( mal),
mais affectivement seront dépendants
du regard de l'autre, à moins
qu'elle, il ne rejette pas l'amour de sa vie , tant la peur sous-tend
les rapports affectifs.
Ou, ils tricoteront très vite une relation, dessinant la famille qu'ils n'eurent pas et seront d'excellents parents


La violence est un traumatisme.
Voici donc une des causes de la dépendance affective, due à la castration psychologique.
Une part des peurs infantiles subsistent dans la personnalité adulte, d'où ce "besoin" de
"rassurance" permanente, de doute sur l'amour reçu, tant
la crainte de "l'abandon" est obsessionnelle !

Une note positive pour terminer ce message :

5% des enfants ayant vécus la violence  la reproduiront,
95% sortiront de cette spirale, mais de ceux là nous ne parlons jamais.
Je vous conseille le livre de Boris Cyrulnik :
"Un merveilleux Malheur"

Les enfants résilients seront de formidables adultes en transcendant cette enfance à travers une passion et un immense instinct de survie.

C'est un long et beau travail  que de se libérer de cette sensation de non-existence sans amour.
Se découvrir autre que l'enfant sans droit , 
sortir de la violence,
 de l'auto-destruction, 
se construire enfin,
 s'accepter tel est le but d'une psychothérapie ou psychanalyse.
La libération obtenue n'a pas de prix, tant l'être trouve un sens à sa vie 
Le bonheur d'être. Aimer sans peur !

Je reçois à mon cabinet sur rdv
http://www/psychotherapie-laurence-rigody.fr
Psychanalyste et psychothérapeute


Les liens utiles pour signaler la maltraitance :

                            Allô 119 - Service National d'Accueil Téléphonique pour l'Enfance .   www.allo119.gouv.fr/


Les droits de l'enfant :

Les enfants face à la maltraitance



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3 commentaires:

  1. N'hésitez pas à signaler la violence physique faite sur un enfant. Allô 119.
    Enseignants, éducateurs, voisins nous sommes tous concernés.
    La violence verbale est bien plus sournoise car invisible physiquement, mais fera d'énorme dégâts psychologiques.
    Bonne lecture.

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  2. «[...] à moins qu'elle ne rejette pas l'amour de sa vie , tant la peur sous-tend les rapports affectifs.» Malheureusement, je suis de celles qui ont fait ça. Aussi, pour éviter de faire souffrir des enfants, parce que je me savais, sentais, pleine de haine et de rage, j'ai décidé de ne pas en avoir. Ma vie est exactement ce que vous appellez «[...] une sensation de non-existence sans amour.» Votre texte est vraiment bon, accessible et très juste.

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    Réponses
    1. Oui, une façon d éviter la souffrance, le non-engagement comme système de protection, je vois très bien ce comportement décrit. La haine était sûrement plus axée sur vous "je ne m aime pas, donc je n ai pas le droit d être heureuse.." J ignore votre âge mais sur ce dernier point vous pouvez encore évoluer, l estime en soi se cultive à toute période de vie.
      Merci pour ce témoignage
      Laurence

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