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lundi

Blessures d'enfance : est-il possible d'en guérir et d'aimer ?



Est-il possible de guérir des blessures d'enfance et d'aimer ?


Toute personne ayant traversée une enfance semée d'embuches traine un lourd passé.
Ceci étant exprimé, qu'elles sont les conséquences psychologiques de ce passé emprunt de tristesse ?
Et peut-on guérir de ce passé et aimer ?
Innocence de l'enfance

Ma réponse sera sibylline, tout dépend des causes et de la personnalité de l'enfant, qui peut, malgré un parcours complexe à une période de l'enfance, s'en sortir au mieux.

Dans cet article, je n'aborderai pas la violence faite à enfant déjà traitée et que vous découvrez en suivant le lien.

Aujourd'hui parlons de la disparition d'un parent.

Voici un récit véridique, cette fillette nous l'appellerons Domi


Une enfance insouciante, des parents aimant et une fillette adorée par son père, aux yeux de celui-ci elle est une princesse et princesse elle est !

Tour en moto avec papa, vacances avec papa et maman, mais le découvreur, le guide c'est bien lui, ce père toujours joyeux, voyageur pour ne pas dire nomade....

Fuit-il une femme, qu'il adore, parfois trop jalouse et possessive ? Peut-être, il part souvent.
Ces questions, elle ne se les posera que des années plus tard.

Cette enfance, entre une mère exigeante et cultivée, issue de la bourgeoisie, très axée sur elle-même et ce père bon vivant toujours entouré de copains se déroule dans la gaité.

Elle est précoce, marche à 9 mois, curieuse de tout, une vraie machine à questions : pourquoi le ciel est bleu, pourquoi les noirs le sont et pas nous, à quoi sert la télévision et où sont les gens ? dans la boite etc.etc.
Papa adore maman et elle en joue, quitte à rendre sa fille responsable de tout et de rien :" chéri, ta fille m'a répondu d'un drôle de ton, tu devrais la punir !"
 Papa devient le censeur, le punisseur, mais gentil il fait semblant de...

L'enfant évolue dans cette ambiance plutôt sympathique et conviviale.
Les parents recoivent, la porte est ouverte...
Elle a son lieu secret, le grenier où dorment des malles anciennes pleines de poussière, le lieu des confidences au chat, des chagrins enfouis, des incompréhensions face à l'injustice de sa mère.

Parfois, elle a la sensation que maman lui en veut de quelque chose, qu'elle la dérange.

Mais à 7 ans ces pensées sont éphémères, pas analysées, elle retourne vite à ses jeux.
Elle adore le jardin, suivre les colonnes de fourmis, peinturlurer les chaises.

Déjà avec sa mère il y a des affrontements, des "NON" je ne ferai pas ceci, elle tient tête avec pour réaction maternelle : "Quel sale caractère tu as ma fille" " Vraiment infernale comme gamine"...

Toutes ces paroles s'envolent tel un nuage porté par le vent.

 Souvenirs.
Vacances au bord de la mer, une maison, des balades et un âne dont elle s'éprend à mourir, au point de vouloir le ramener à Paris...l'amour des animaux se dessine déjà et il ne la quittera plus.
Un déchirement que de quitter l' âne, elle n'aime pas les séparations, adore les animaux.

Un premier bilan sur la construction identitaire de Domi.
A priori Domi est une enfant équilibrée, élevée dans un environnement social stable, elle sait déjà s'affirmer, le rapport au père y contribue.
 Il ne lui présente pas le monde comme dangereux, bien au contraire, il lui apprend à le découvrir sans le craindre.
Le rapport à la mère plus ambiguë complique son identification à celle-ci qui donne une image de la femme hyper féminine, trop dans la rivalité et centrée sur elle-même créant une sensation à la fillette d'être parfois "gênante", de "ne pas faire comme il faut"
Souvenez-vous des propos de la mère cités plus hauts, elle lui dit souvent :
"Vraiment tu es gourde ma pauvre fille"
L'image du couple parental est forte, ils sont unis et papa cède souvent à sa femme.

Domi à de bons rapports avec les enfants, avec les adultes elle est parfois réservée.
Bonne élève, elle apprend vite.

Maman inculque une éducation faite de "on ne parle pas à table, on ne parle pas la bouche pleine, on se tient droite, on ne coupe pas la parole etc.."
Contraignant peut-être pour l'enfant mais qui plus tard lui permettront d'être à l'aise partout.
Une éducation classique en somme.


Retour à Paris, papa est fatigué, lui le colosse auquel rien ne résiste perd de sa bonne humeur.
Il se traine.
Tout devient flou dans la mémoire, des fils se cassent dans son esprit, elle ne comprends pas.

On l' éloigne de la maison sans rien expliquer. Elle s'inquiète.
A l'époque, sous prétexte de protéger un enfant, la loi du silence domine...résultat, un ressenti sans mot, du vide que rien ne comble, un sentiment de subir l'incompréhensible...et toujours pas de mots face à la souffrance de la mère, la dégradation du  père redevenu un enfant dépendant.
On cherche à la rassurer avec des inepties.
Elle sait que quelque chose de grave se prépare.

La maison, elle dans la chambre, sa mère la croit chez une amie, le médecin arrive,  elle entend
" votre mari est condamné, la tumeur atteint le cerveau, le cancer se généralise, au maximum deux mois"


Elle a 8 ans et demi,  sais, comprend ce que cela signifie "il va mourir" la laisser, l'abandonner.

Elle hurle en se précipitant chez la voisine.

 Un immense chaos, des situations s'embrouillent pour se confondre en une seule, unique douloureuse sensation : il n'est plus là !
Elle n'y croit pas, n'y croira jamais.
Elle se réfugie dans le grenier, pleure, attend, espère, attend encore, ne parle plus et attend encore qu'il revienne.


Du flou, la mémoire en faillite, le néant...de cette période il ne reste rien qu'un dédoublement d'elle même, là mais ailleurs dans les méandres de l'effondrement.


Un traumatisme. 

Maman souffre aussi, les gens sont gentils mais si lourds et maladroits qu'elle les évite.
Maman cherche comment la distraire, elles partent en vacances, les mois défilent dans un brouillard d'où émerge, parfois, des rires, l'enfance est là, si l'insouciance n'est plus subsiste l'instinct de survie et Domi en possède une sacrée dose.
Maman aime rire,  l'humour et elles rigolent bien toutes les deux.


S'effilochent les années, Domi danse beaucoup, passionnée par ce dépassement de soi-même.

Stoppés les souvenirs, elle ne se souvient de rien, la vie bloquée au décès de son père.
Elle ne s'ancre dans rien.
Elle attend.

13 ans. 
Toujours la danse comme exutoire, elle balade sa carcasse habitée par ce manque.
Maman va se remarier avec un plus vieux qu'elle, comme mon père plus âgé.
Elle a droit au bonheur.
Les dés sont jetés et Domi avec : 
"Je pars vivre chez lui, mais toi, il ne veut pas que tu viennes, tu restes avec grand-mère" 
Ah, grand-mère méchante, aigrie, qui me tire les cheveux en douce !
"Maman, tu ne peux pas me faire çà, elle est si mauvaise, plaintive, sinistre"
"Chérie je serais juste à côté, tu passes quand tu le veux"

Désolation, maman part chez lui "et moi et moi tu m'abandonnes "dans la détresse.


Pré ado, ado, les murs franchis, les punitions, mère absente, Domi dérange, sale période, elle se débrouille seule...Maman est généreuse, matériellement, mais si avare d'elle même, la grand-mère n'a aucune autorité sur elle.

"Pas le temps de passer ma chérie et ton beau-père ne veut pas te voir chez lui !!!

Des copains, copines pour famille, brillante élève qui ne fiche rien, douée en tout, l'écriture en particuliers et la danse encore mais ne s'ancrant dans rien en particuliers.

Juste une envie viscérale : vivre, exister.


Un autre bilan
Dérive ? Non, Domi garde la tête froide et connait ses limites, les limites à ne pas franchir, au bord du gouffre, elle réagit
L'éducation stable joue son rôle, mais elle est en souffrance, désabusée et paradoxalement voit sa mère comme une victime qu'il ne faut pas brusquer.
Pourquoi ? Maman endosse facilement ce rôle en fonction de ses besoins, un enfant ne sait pas encore discerner la manipulation.

14 ans, la maturité d'une adulte, elle dévore les livres, pour s'évader, comprendre.

ELLe grandit vite...
16 ans, maman lui loue un studio à Paris....vive la liberté.

Vite, très vite, des garçons, elle plait beaucoup mais aime-t'elle vraiment ?
Pour elle rien ne dure, aimer c'est prendre le risque de perdre l'autre, l'abandon, alors autant vivre en fonction de l'instant...et voir !

Les années défilent.

Connaitre l'inconnu, comprendre, l'intensité, la passion, loin de préférence, ailleurs toujours ailleurs pour l'excitation, la découverte, puis se lasser et recommencer.

Soif de vivre avec en toile de fond cette notion ; "rien ne dure" la vie peut s'arrêter demain, la sienne, celle de l'autre.

Faisons le point sur cette histoire.
Premières années de vie, Domi acquiert de solides bases, elle reçoit de l'amour, même si la mère, névrosée, souffle parfois le chaud et le froid.
Les valeurs inculquées : la tolérance, la compréhension, l'ouverture aux autres et aux choses de la vie resteront et tisseront chez elle le respect de soi-même et de l'autre.
Cette mère, intellectuellement lui apprend à penser par elle même, aspect très important pour ne se laisser duper.

Les points noirs, le décès du père, déjà vécu comme un abandon par l'enfant et l'abandon de la mère pour un autre homme peu de temps après vont renforcer chez Domi cette idée que "rien ne dure" créant une fuite en avant.


Bilan.
La réponse au titre de ce message est "NON" nous ne guérissons jamais, il restera des blessures, des cicatrices, une identité tissée à travers des schémas particuliers.

Pour elle, ne jamais se retourner sur le passé, d'ailleurs ce passé est occulté, avancer toujours en vivant l'instant.
Occulté comme un déni de mémoire, pour ne pas souffrir et parce que le passé ne se change pas et qu'il faut l'accepter.

"Construire" ; une notion que Domi ne connait pas réellement et pourquoi "construire", avoir des projets à long terme que la vie peut basculer d'un claquement de doigt, anéantissant tout.

Elle est très vite responsabilisée

Le trait de caractère dominant de Domi : l'ouverture aux autres tout en sachant s'écouter elle-même, elle sait donner et recevoir.

C'est une" résiliente", elle rebondit toujours, traverse les épreuves en les affrontant, elle s'accepte

Son tempérament joyeux, extraverti l'aide à boire le verre à moitié plein plus qu'à moitié vide dans les périodes difficiles.

Ses fragilités : l'amour .
Un père idéalisé, ce héros si tôt disparu laisse une empreinte forte, de part l'amour inconditionnel qu'il lui donna, elle développa un narcissisme assez fort avec ce besoin d'être aimée pour elle-même.
Mais paradoxalement, cette peur que tout cesse la fera vite changer de cap, si l'autre ne répond plus à l'image qu'elle a de l'homme et de l'amour.
La notion de famille est relativement abstraite.


Chaque individu se construit en fonction de dizaines de paramètres, Domi optera pour une vie exaltante, parsemée de découvertes, de voyages et de liberté en divers domaines. Professionnellement elle ira vers une activité indépendante...

Une ou une autre traversant les mêmes épreuves au même âge cherchera vite à créer sa famille, mariage, enfant, stabilité.
Pour d'autres encore, la marginalité deviendra un mode de vie si les bases des premières années de vie furent trop fragiles.

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vendredi

Une nuit j'ai rêvé de...Les rêves remarquables et annonciateurs.

Rêve éveillé, rêve nocturne...rêves remarquables !

Certains rêves nous révèlent à nous-même en libérant cette part de soi enfouie depuis longtemps.
Un rêve de passage !

La personnalité s'équilibre, s'assume, se renforce.

Voici quelques rêves annonciateurs d'une transformation intérieure positive.

Une nuit j'ai rêvé de choses extraordinaires et je me suis réveillé(e) gai(e) enthousiaste et plein(ne) d'énergie.
Ces rêveurs là ont fait ce que nous appelons des grands rêves annonciateurs d'une transformations profondes.

Des pôles inconscients s'ouvrent vers des possibles jusque là enfouis dans les tréfonds de la personnalité.

De ratatinée, la personnalité s'affirme, se différencie en s'acceptant, en osant, en étant plus posée et claire dans des ses pensées.

Pourquoi ?
Ces rêves là nous laissent une telle sensation de bien être, de plénitude que nous désirons y retourner dans l'instant.

Il s'agit de "grands rêves", rares, intenses, ils arrivent en général durant un travail sur soi, en fin d'une thérapie.

Ils ouvrent vers des chemins libérateurs d'un "Moi "jusque là étriqué qui peu à peu dépasse ses interdits en révélant la personnalité.
Le principe d'individualisation est en marche !

Quelques exemples de rêves remarquables

" une nuit j'ai rêvé qu'un oiseau tout blanc ouvrait une porte devant moi"

une autre fois ce rêve étrange :
"je rêve d'un jardin caché et merveilleux, planté de fleurs multicolores, de chemins fleuris et d'une fontaine en son centre, tous les chemins y mène. Pour accéder au jardin ceint d'une muraille, je dois chercher la clé ouvrant la porte en bois. Je me promène émerveillé dans ce lieu, immense mais si rassurant. La beauté est partout, le ciel lumineux, je m'y sens bien. Je caresse l'eau de la fontaine."

Le rêve d'un homme :
"Je me promène dans une ville agréable, la foule est joyeuse comme si les gens allaient à une fête.
J'arrive dans un parc, une femme est accoudée à une table, elle me sourit, il me semble la connaitre...elle me dit "il y a si longtemps que je suis en toi" et s'en va. Je comprends que je ne reverrais jamais"

Celui-ci :
Une femme en voiture roule vers des échangeurs, cela l'angoisse et soudain sur la droite elle aperçoit un pont sur lequel elle s'engage. Elle respire mieux, en contrebas, elle voit une belle vallée verdoyante.

Ou :
cet homme rêve qu'il navigue dans une tempête, le ciel est sombre, l'océan agité, il est au commande du bateau et il tient le cap. Peu à peu la tempête s'apaise, le soleil apparait et au loin se dessine un port aux maisons blanches en pleine lumière.

Tous ces rêves signent une transformations intérieures positives, un état de libération, l'apparition dans le rêve 3, d'une ANIMA positive, indiquant un retour aux sources, l'énergie et l'action. La personnalité sort de l'ombre, le conscient devient plus lumineux, dégagé de peurs et comportements étriqués.

Rêve 1, l'oiseau blanc symbole de liberté invite le rêveur à passer, sans peur, la porte de l'inconnu.
Ce rêve peut-être fait  par un homme ou une femme.

Rêve 2, incite le rêveur à chercher en lui-même les solutions -la clé, la porte- et à plonger en lui pour découvrir le merveilleux état de bien-être. L'eau, l'inconscient est apprivoisée, il quitte ces certitudes, une vie parfois étriquée par des interdits qu'il s'impose.
Ce rêve peut-être fait  par un homme ou une femme.

Rêve 4, celui d'une femme, lui donne lui choix entre continuer à se conformer aux diktats qu'elle s'impose ou à découvrir une autre forme de fonctionnement. La droite indique le positif, l'action, la vallée la fait renouer avec sa féminité et assouplit ses relations à l'homme, l'ANIMUS devient conscient et positif au lieu d'être revendiqué

Rêve 5, un beau rêve de libération, sens de l'ombre vers la lumière,  la tempête désigne l'inconscient d'une transformation profonde avec une vraie maîtrise de soi-même et bien sur une remontée positive de l'ANIMA qu'indique le bateau et la mer déchainée.

L'analyse des rêves et le travail avec les rêves éveillés, en psychanalyse jungienne, sont un passage vers une libération pour éclore à soi-même



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mardi

Quand le besoin de contrôle s'oppose à la liberté

Quand le désir de contrôle s’oppose à la liberté intérieure !
Qu'ai-je oublié ? Stress et fatigue !

« Je contrôle tout, mon poids, mes enfants, ma carrière, mon partenaire, je planifie tout, je suis une organisatrice etc… » Se décline également au masculin.
Si vous vous reconnaissez dans cette phrase, le besoin de contrôle domine votre existence au prix d’une tension permanente.
Pourquoi ?
Le contrôle de tout cache la peur de l’insécurité et celle de perdre ses moyens face à l’imprévu.
Le schéma d’hyper-vigilance omniprésent guide votre vie en divers domaines.

« Il ou elle m’agace prodigieusement lorsqu’il ou elle ne fait pas comme moi »
« Je suis vraiment mal à l’aise si mon organisation prévue rencontre un bémol »
« Les gens qui s’apitoient sur eux m’énervent »
« Moi, me laisser aller ? Jamais, je dois tout réussir, être parfait(e) »
« Je ne supporte pas la remise en question »

Autres types de propos plus pernicieux.
« Chéri(e)pour la soirée chez les X, je t’ai préparé ta tenue »
« Je fais tout pour toi et tu n’apprécies pas »
« La banque, les papiers, je préfère m’en occuper ainsi tu peux faire autre chose »

Voici quelques exemples de prise de pouvoir sur l’autre le spoliant d’initiative.
Il y a la manière forte avec un schéma de perfection pour soi-même et l’autre.
La manière douce avec le même schéma, mais plus long à détecter !

Derrière ces comportements rôde l’angoisse de l’imperfection, la peur du rejet.

Questions :
Rejouez-vous une histoire d’enfance sous signe de l’exigence extrême ?
Période de vie dans laquelle vous n’aviez que peu de droits, celui de vous exprimer, de montrer une faiblesse ?
Montrer une émotion déclenchait une riposte immédiate et négative ?
Étiez-vous un enfant roi, entouré d’admiration, enfant auquel tout était permis ?

Les opposés éducatifs produisent les mêmes effets. Le « TROP » étant toujours source de déséquilibre.

Le besoin de contrôle dénote une méfiance envers ses propres émotions, qui paradoxalement, à force de retenue explosent parfois, en un feu d’artifice de colère, de rage et de culpabilité après coup !

Ce moment là doit alerter sur son état psychique.
Pourquoi pensez-vous ?
« Le n’importe quoi ou petit prétexte » créant l’explosion traduit un état de stress intense, une fatigue psychique.
Non, vous ne perdez pas le contrôle de vous-même, il s’agit de signaux envoyés par votre cerveau indiquant le déséquilibre intérieur.
Non, l’autre n’a rien à voir dans ce débordement émotionnel qui vous indique que vous vivez sur une part de vous-même faite de peur et d’angoisse.
Ce besoin de contrôle apparait chez certaine personne dans des situations spécifiques.
Le tyrannique par exemple, n’osant s’affirmer au travail ou en société, le sera dans la vie familiale ou envers des personnes jugées inférieures.

Le comportement des personnalités en contrôle est stéréotypé, rigide, opposé à la liberté intérieure d’être parfois imparfait.

La liberté intérieure dit :
« tu as le droit de ne pas tout réussir, accepte l’échec, il te fera rebondir et grandir »
« ne t’impose plus de rôles trop grands pour toi ou trop petits »
« apprécie ce moment de tranquillité sans culpabiliser »

Le besoin de contrôle dénote une méconnaissance de soi-même, de ses limites, une difficulté à poser des standards réalistes.

Quand le besoin de contrôle s’oppose à la liberté intérieure vous vivez en marge, plus spectateur de votre existence que vous ne l’imaginez.

Sans oubliez le danger de ces angoisses inconscientes, de ce stress qui peuvent conduire à des épisodes dépressifs…Vous méritez mieux !
Pensez au plaisir à faire plus qu'à l'obligation de faire.
A ce sujet, méfiez vous d'une tendance employer le "il faut que" !


Les outils que nous avons aujourd’hui en psychothérapie sont efficaces pour apprendre à vivre en fonction de soi et non d’un moi idéalisé.

A lire : Imparfait, libre et heureux de Christophe André

Sur le blog, rendez-vous sur le libellés "détente" pour le "comment" vivre en phase avec soi-même et la pratique de quelques exercices simples de détentes...cognitifs et physique, l'un ne va jamais sans l'autre puisque le grand ordinateur c'est le cerveau.

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INFO : cet article est informatif, généraliste, il ne décrit pas la totalité des comportements et ne peut se substituer à une consultation avec un professionnel.





La vie d'un pervers narcissique. Témoignage

La vie de Marcus, 
marié, deux enfants, dans le milieu médical.
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Je vous présente Marcus, son parcours et son comportement.
Comment agit un pervers narcissique au quotidien et comment se révèle le fond de la personnalité ?
Avertissement : cette histoire ne décrit pas toutes les relations, car le comportement varie selon l'éducation, le milieu social etc...
La première partie, je la connais à travers l'histoire de Sophie, je décris ce qu'elle me raconta sur le passé, de son ex-mari.
La deuxième partie fut celle vécue par Sophie.

La vie de Marcus, 
un pervers narcissique, 
marié, deux enfants, dans le milieu médical.

Marcus rêve toujours du meilleur et l'obtient souvent, issu d'un milieu social favorisé, l’aîné d'une fratrie de trois une soeur, plus jeune de  3 ans de moins et un frère, le petit dernier, de parents  stricts et exigeants sur le comportement.
Parents  peu démonstratifs entres-eux et avec leurs enfants.
Dans la famille on ne parle jamais de l'intime, un tabou semble posé sur l'émotionnel signe de faiblesse.

La mère, femme au foyer se consacre au bien-être de toute la famille, elle sur-protège ses enfants leur présentant le monde comme dangereux et l'homme comme tout aussi dangereux.
La soeur est la préférée.
Si elle sur-protège ses enfants, elle infériorise facilement ses deux fils "vous êtes comme votre père, un menteur.." etc.
Etant l'ainé il se doit d'être l'exemple pour les deux autres.

Le père, une homme d'affaire très souvent absent, compensant par des cadeaux son manque de présence. Homme dominant, assez rigide qui n'accepte pas la remise en question de son autorité, il attends de ses fils force, volonté et dureté.


Le couple parental est dysfonctionnel avec une mère "victime" se plaignant sans cesse du père" avec un discours culpabilisant "je fais tout cela pour vous, je n'ai pas le choix etc.etc."

Marcus est un enfant sage, assez constant d'humeur, il domine la soeur et le petit frère rapidement
humiliés ou boudés lorsque l'un ou l'autre ne fait pas ce qu'il veut.
Il peut-être cruel verbalement quand acculé, il ne dit mais le rumine
15 ans, il ne parle pas de son goût des belles choses, de son désir de puissance, de son besoin de contrôle, de sa peur de l'échec.
 18 ans le père décède dans un accident.
Marcus endosse immédiatement le rôle du chef de famille, il veut remplacer le père, protéger sa mère si fragile.

 Il termine ses études.
Ce qu'il ne dira jamais à ses parents : sa tendance à tricher, à tester différentes substances.
Il idolâtre sa mère, en veut à son père de les avoir abandonné...mais il adore son rôle de chef de famille, on l'écoute, il se sent fort.
Cet homme vit dans une petite ville de province où le regard des autres l'étouffe parfois.

Très sociable, il s'entoure de copains dont il est le leader mais attention si l'un d'eux se rebelle, argumente la sanction est sans appel : rejet définitif
Il encaisse mal les remarques
Quelques années défilent.
Il déménage assez souvent, travaille dans de gros cabinets médicaux ayant quelques difficultés à s'ancrer réellement dans une routine, il dépense plus qu'il ne gagne.
Il plait aux femmes, en joue, les aventures l'amuse, il ne s'attache pas.
Attiré et attirant les belles femmes, si possibles fragiles et issues d'un milieu au moins égal au sien voire supérieur, femmes qu'ils "jettent" sans état d'âme et qu'il entraîne souvent dans ses désirs sexuels particuliers, échangisme, partie à 3, sadisme
 Charmant, brillant, intelligent, il reste  toujours d'humeur constante, bien que peu attentif aux autres qui, en général, l'apprécient beaucoup.


Le masque social, le paraître sont vitales à son équilibre.
On doit l'aimer, l'admirer et sans condition aucune !

Ses achats compulsifs le mettent en difficulté, obligé de partir le plus souvent en laissant des dettes, mais il rebondit toujours puisque son charme lui attire la sympathie des femmes comme des hommes et il sait parfaitement les manipuler pour en obtenir ce qu'il veut.
Il arrive dans une ville côtière, s'installe dans un cabinet médical.

La première partie se termine là, racontée par Sophie, nous ne connaissons du passé  de Marcus que ce qu'il raconta à sa femme...Véridique ou pas ? 


Passons maintenant à la deuxième partie, vécue par Sophie. Actrice à temps plein de la relation.

Il rencontre Sophie, mignonne, plus jeune que lui, propriétaire de sa maison et d'une entreprise familiale qu'elle gère depuis la disparition de son père.
Sophie est attachante, agréable, sociable, un peu naïve, croyant au prince charmant,elle aime peindre et expose parfois.
Elle craque pour Marcus image de l'homme parfait, comme son père l'était, il lui semble inatteignable,
trop beau pour elle, trop extraverti, elle si réservée qui n'ose pas se mettre en avant.

Contre toute attente, il s'intéresse à elle, à ce qu'elle fait, l'aide à s'ouvrir en sortant de sa réserve, l'incite à exposer.
Des enfants ? oui, il en rêve.
La vie à deux ? son rêve le plus cher.
L'aime t-il vraiment ? Comme un fou, il l'attendait depuis toujours cette femme indépendante.

Sophie vole sur un nuage nommé "amour", le destin lui offre cet homme si proche de ses désirs les plus fous. Le prince charmant n'est pas qu'une utopie !
Il emménage chez elle.

Quelques années défilent.
Trois enfants naissent de cette union.
Sophie a cessé de travailler pour s'occuper de ses enfants et de son mari qui demande tant d'attention.
Elle a un peu grossi, Marcus lui fait remarqué trop souvent "qu'avant, elle était plus attirante, plus sexy..etc."
Elle ne peint plus, il n'aime pas ses toiles et lui a fait décroché tous les tableaux du salon :
"Vraiment tu n'es pas douée pour la peinture, moche au possible"

Mais, elle l'aime toujours, l'admire et cela le fait ronronner comme un chat.
Peu à peu elle n'ose plus lui parler, il la reprend sans cesse, critique tout ce qu'elle fait.

Quel père est-il ? Papa copain, ne sévissant jamais, mais attention lorsqu'il est fatigué, le silence doit régner dans la maison.
"Et puis, les enfants sont encore trop petits pour établir des règles"
L'éducation, l'autorité ? C'est elle.
Lui, exprime ouvertement devant les enfants son désaccord sur l'éducation.

Un mauvais souvenir pour elle que la naissance des ses enfants, puisqu'il s'échappa pour x motifs de ces instants là !

Cahin-caha le couple vit, leur sexualité reste plutôt bonne.

Il lui murmure parfois à l'oreille que faire l'amour à trois serait très excitant, que la voir avec un autre homme serait la suprême preuve d'amour !
Elle refuse. Il jouera sur cela pour justifier ses infidélités.

Il n'est pas violent physiquement me dira t'elle mais la bouscule parfois si elle s'oppose à lui.

La communication entres-eux s'éteint progressivement, comme Sophie devenue l'ombre de son mari et aussi son faire valoir en société.
Toujours le même masque social, il joue l'homme amoureux, le mari et père parfait.
L'image donnée se veut "parfaite"
Il rentre parfois de mauvaise humeur, mais Sophie ne se formalise pas, ni de ses absences pour des séminaires.
Elle aime cet homme, le père de ses enfants.
Bien sûr, il ne rate jamais une occasion de lui faire des remarques sur son poids, sa façon de s'habiller...


Un jour de soleil, Sophie reçoit un appel d'une femme désirant la rencontrer rapidement.
Elle accepte tant cette personne semble dans l'urgence.
Tout son univers va basculer.
Mademoiselle X, lui dit être la maîtresse de son mari depuis quelques mois, elle ne comprend pas pourquoi Sophie s'accroche à un homme, son mari, qui ne l'aime plus, ne la désire plus, elle intervient auprès de Sophie, soit disant au courant de cette relation, pour qu'elle accepte la séparation.

Sophie la calme ne perd pas ses moyens et fait parler mademoiselle X qui raconte avoir rencontré Marcus chez une relation féminine avec laquelle il vivait une aventure et que ce fut le coup de foudre entres eux.
Mademoiselle X apprend que Marcus n'a jamais parlé d'elle à sa femme, que le couple va plutôt bien.
Par pitié ou par dépit, elle avoue à Sophie que son mari a d'autres aventures, qu'il participe à des soirées échangistes.

Sophie ne s'effondre pas dominée par une colère froide, elle fouille les affaires de son époux découvrant des cassettes X, un carnet d'adresse avec des prénoms de femmes, nombreux, notées de 1 à 10.
Elle trouve des tickets de CB d'hôtels, de restaurants....Ah, les fameux séminaires !

Sophie ne dit rien mais elle cherche, interroge les amis(es), les couples proches, l'entourage professionnel de Marcus et les langues se délient.
Maintenant qu'elle sait, autant lever le voile sur ce mari idolâtré !

Elle découvre que tout le monde ou presque connaissait les infidélités à répétition, que sont mari utilisait son cabinet comme moyen de rencontre et lieu de coucherie.


Elle se tait, monte un dossier et balance, un soir, le tout à son mari.

Il pleure, dément, nie "ils sont jaloux de moi" "Sophie je t'aime, tu n'as pas le droit de me quitter"
Elle demande le divorce, il refuse.
Elle lui demande de quitter la maison, toujours un refus.
Il redevient l'homme qu'elle a connu....prévenant, attentionné, valorisant !

Mais, non, le mensonge est inacceptable ! Cette jeune femme soumise se réveille, dans la souffrance, mais décidée à ne plus subir et encore moins à pardonner
Il supplie, s'excuse, propose un voyage lointain.

Elle va s'installer avec ses enfants chez une amie.

Un matin elle passe à leur appartement  récupérer quelques affaires et découvre Marcus inconscient, une boite de somnifère à côté du lit.
Médecin, hôpital, rien de grave, la dose n'étais pas mortelle, loin de là.
Sophie est secouée mais elle a pris du recul car les informations sur lui arrivent en cascade.
Une de ces information sera particulièrement humiliante pour Sophie, à chaque accouchement il était avec une femme.

Il s'engage à faire une thérapie...il est évident que le psy est nul, que cela ne sert à rien, il ne comprend pas que le mensonge encore plus que le reste est impardonnable.

"Sophie est sa femme, elle ne peut pas le quitter, l'abandonner, il regrette, qu'elle ne comprenne pas son addiction au sexe, c'est plus fort que lui, pulsionnel ma chérie, comment lutter contre moi-même?"
Voici le registre victimisant de Marcus et celui de nombreux pervers narcissiques, homme ou femme.

Elle craque un soir, accepte une relation sexuelle après un dîner aux  chandelles mais refuse de vivre avec lui.
Il la sait encore très attachée à lui, donc manipulable, faillible.

Marcus déprime, un médecin (ami) le met en arrêt maladie pour dépression, longue dépression.
Il joue le jeu à la perfection et progressivement les amis prennent son partie, la mauvaise c'est Sophie, responsable de l'état lamentable de son époux.
On lui tourne le dos.

Elle ne sait plus qui est son mari, son manque de reconnaissance de la souffrance de Sophie renforce cette perte d'estime en soi-même.
Son incapacité à prendre conscience de ses actes et leurs conséquences sur ses enfants dont il se désintéresse leur cédant tout, elle ne la comprend pas.

Elle engage la procédure de divorce, il refuse toujours, la harcèle, pirate son téléphone.
Il l'injurie, l'insulte puis quémande....elle ne cède pas.
Sophie perd confiance en elle, doute presque des preuves en sa possession.
"Je suis peut-être responsable"
Malgré tout, elle tient bon.

Appel de la police "On a trouvé votre mari, il a voulu se pendre"
Panique de Sophie "qu'ai-je fait ?"

"Rien Sophie, vous n'avez rien vous à vous reprocher, il vous manipule"
Marcus refuse de signer les documents pour le divorce

 Coup de théâtre,  il part loin, au soleil pour se rétablir car épuisé.


Sophie souffle, bien que rien ne soit officialiser pour le divorce et la vente de la maison.

Loin de lui, elle respire, plus libre de ses actes et paroles

Elle se retrouve seule à assumer les enfants, car il ne lui verse rien étant devenu, officiellement, insolvable.


Sophie a repris son affaire.Il la contacte sans cesse pour se plaindre, elle ne répond pas.
"Je suis seul dans un coin paradisiaque, triste etc..etc..."

Elle culpabilise presque de couper ses enfants de leur père. 
A-t-elle raison d'agir ainsi, peut-être qu'il a enfin compris, qu'il va changer ?
" Elle rumine, le sommeil devient léger et court.

Le jeu de Marcus continue.

Sophie croise un ami  d'enfance , un de ceux ne lui ayant pas tourné le dos
"Je reviens des Iles, j'ai croisé ton mari en compagnie d'une très jeune femme, il était en pleine forme, souriant..."

Pour Sophie le mot "FIN" accompagne ce discours, elle comprend la manipulation de cet homme.
Déterminée à aller jusqu'au bout, elle ne cédera sur rien, Marcus la sentant plus forte et si décidée qu'il acceptera le divorce.
Il ne cherchera pas à voir ses enfants, disparaissant totalement de la vie de Sophie, qui progressivement reprendra confiance en elle et rencontrera un homme.

La deuxième partie de cette histoire dura deux ans, deux ans de guerre dont elle sortira bien plus solide et sûre d'elle que par le passé.

Il s'agit d'un résumé de cette histoire, car il y eut des rebondissements, des aller/retour de Sophie, ses angoisses de perdre ses enfants, il joua sur ce registre là et sur bien d'autres.

Au fil de la thérapie, Sophie comprendra qui est cette homme, elle se "retapera", aura une relation avec elle-même bienveillante, signe d'une libération

Ce qu'il faut retenir : la détermination à quitter l'autre est la certitude d'y parvenir.
Pourquoi ? Ce type de personnalité, pervers narcissique, cède lorsque'il sait l'autre infaillible dans sa décision.

Un pervers narcissique peut, des années durant faire illusion, la personnalité se dévoile dans des situations particulières

Cet article est informatif, il ne décrit qu'un type de personnalité.






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Pourquoi l'autre ne m'écoute pas ? Qui sont ces personnalités ?

Pourquoi l'autre ne m'écoute pas ? Qui sont ces personnalités ?
"Oui, je t'entends parfaitement, inutile de me répéter la même chose, je ne suis pas sourd !"
"Que dis-tu ?  je ne prends pas en compte tes besoins..."

"Non, non je n'ai pas dit cela "
Ces fameux phrases qui font douter de la capacité d'écoute de l'autre, sont nombreuses.
"Marre de tes hurlements, tu ne m'écoutes jamais"


Pourquoi l'autre ne m'écoute pas ?
Qui sont ces personnalités si peu
Attentives ?


Ce type de comportement intervient dans différents contextes :
*du trait de caractère inscrit dans la personnalité, dénotant cette fameuse incapacité d'écoute en toutes situations ou presque,
* dans une situation précise et ponctuelle

L'autre c'est :
le père, la mère, le mari, la femme, l'enfant, le collègue de travail, l'ami(e) etc.etc.
Pour simplifier l'écriture, j'emploie le masculin, mais les femmes sont également concernées par ce comportement.

Ils entendent sûrement les propos, mais ne les écoutent pas donc ils ne les comprennent pas.

D'évidence pour comprendre et prendre en compte ce qui est dit, il est impératif d'écouter réellement.
Sinon, la situation est survolée, minimisée et vite oubliée ou source de frustration dans certains cas !

De la petite chose anodine du quotidien en passant par les demandes plus importantes, le sourd semble frappé d'une incapacité totale à écouter ce qu'exprime l'autre.

Ce comportement provoque dans les couples et relations amicales, des conflits pouvant
détruire le lien ou ancre dans dans la souffrance.


Pourquoi et qui sont-ils ou elles ?

    - Pourquoi il ou elle ne vous écoute pas : tout dépend du contexte et de la personnalité.

Visitons en premier ce manque d'écoute dans la vie privée ou sociale.
  • parce que distrait par autre chose, si fatigué(e), préoccupé(e) par un problème, dans ce cas de figure le comportement reste ponctuel, s'il devient quasi permanent, il s'agit de poser la question et de savoir écouter à votre tour.
  • parce que lassé(e) d'entendre la même rengaine, sur le même ton souvent hargneux
  • parce que les demandes ne sont  pas claires ou irréalistes
  • parce que le déni, ne pas vouloir écouter par peur, ne pas admettre une situation
Quelques profils en manque d'empathie, donc d'écoute sauf intérêt personnel :

*  Le narcissique bien sûr n'est pas à "l'écoute de l'autre", cette phrase à elle seule donne  l'image de ce qu'est le rapport entres deux personnes indiquant bien le manque d'attention à une autre personnalité que la sienne.
Les anxieux, mais pas tous, enfermés en eux-mêmes, éprouvent parfois une énorme difficulté à écouter.
* Les rêveurs
* Les personnalités rigides et psycho-rigides, dans ce cadre rentre le désir de puissance, le besoin de contrôle.
Par définition ce profil étant essentiellement centré sur ses propres désirs et besoins ne comprends pas que l'autre en ait des différents : "Je veux..." "c'est ainsi et pas autrement" 
* Certaines maladies éloignent des autres, la dépression par exemple 
  incite à l isolement, à l inattention de tout et du monde en général
 Cette liste n est pas exhaustive

Autre cas de figure :
 *L un exprime le désir de prendre ou distance dans la relation ou un besoin de rester seul(e) pour des raisons personnelles.
Problème, l autre ne veut pas l admettre donc refuse la décision devenant totalement sourd.
Le danger d un tel comportement ? S ancrer dans le déni, devenir harcelant, obsessionnel par un manque d écoute, ceci conduisant souvent à un désastre.

Une leçon à tirer dans une relation amoureuse : "ne jamais occulter ce que dit l autre" "écouter vraiment c est comprendre le besoin de l autre, le ou la connaître passe, également, par cette capacité sinon risque de désillusion assortie de mille reproches souvent injustifiées.

Madame, monsieur lorsque votre partenaire parle de lui, de ce qu' il, elle veut ou non, soyez attentif(ce) au lieu de ne retenir que ce qui vous convient.

Et si vraiment on ne vous écoute jamais, demandez-vous si votre communication est claire, précise.
Avez-vous les bons mots au moment opportun ?
Sachez que les reproches, émotion négative, bloquent le dialogue.
Votre demande est-elle objective, sinon l autre risque de ne pas la comprendre.
L évitement de certaines situation n incite pas un partenaire à l écoute.
Astuce :
Commencez par un "j aimerais que tu t occupés de cela pour que nous profitions du moment" etc...

Tout s apprend, se corrige avec un peu de patience.
Un exemple de communication...Excessive ! Mais qui fonctionne

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jeudi

Conseils pour dépasser la Peur du regard & du jugement de l'autre


"J'ai l'impression que l'on me juge toujours, que les autres me regardent" etc...

Dire ou pas ?
Cette phrase en thérapie, un psychothérapeute l'entend très, trop souvent.

"Que va t'on penser de moi"
"Je ne dis rien, par peur du conflit que l'on me juge et me tourne le dos"
Ces deux là sont aussi récurrentes que la première.



Peut-on exister sans se soucier totalement du regard de l'autre ?
A mon sens non.
Professionnellement une forme de reconnaissance importe, puisqu'elle
participe à la réputation.
En amour, quel(le) homme ou femme, ne s'interroge pas, à un moment
de ce que le, la partenaire pense de lui.
Le désir de séduire rentre bien dans ce cadre.
Socialement, ce sentiment intervient également.

A divers degré, ce besoin en est un parmi d'autres chez tous les humains

Mais,
et il est de taille,
ce désir de plaire, d'être apprécier n'inhibe pas le comportement,
il ne se transforme  pas en peur, 
il ne pose pas d'interdi
et surtout pas ne dérive pas en angoisse.
On ne vit pas qu'en fonction de ce que les autres pensent et encore moins
"nous ne pensons pas que l'autre pense que..."

Vous le comprenez, cette peur du jugement génère beaucoup trop de problèmes et de blocage relationnel.
La peur du conflit, donc de ne pas oser exprimer un désaccord, de ne pas dire NON pousse à la rumination :
"Pourquoi je n'ai pas exprimé mon idée sur le sujet ?"
"Pourquoi, je n'ai pas dit à cette personne qu'elle exagère, 
ou à mon patron que j'aie déjà trop de travail etc.?"


Conseil Psy : faites une liste de vos ruminations et du "pourquoi" vous ne vous exprimez pas...
Notez vos réponses, parions que la peur du conflit ou du rejet est très présente !

Les conséquences
La rumination décentre totalement, devient culpabilisante
et peut dégénérer en conflit à force de retenue il y a explosion !
Pire elle provoque un stress intense, si elle perdure et est récurrente.
Professionnellement elle amène au burn-out.
Amicalement, elle fausse les relations par manque de sincérité
et donne de soi-même une image tronquée ayant pour résultat des déceptions.

Bref rien de positif dans cette peur du jugement, du regard de l'autre.


 en réalité cette appréhension du regard de l'autre relève de l'irrationnel .
Il s'agit d'une projection de l'image de soi-même, de ce que l'on pense de soi-même, d'idées sur soi, prêtées à l'autre !
Exemple :
"Je ne m'aime pas, donc on ne peut pas m'aimer"
"On va me trouver nul(le), car je me trouve nul(le)"
"Si je dis ce que je pense, on va me rejeter"
"dans la rue, tout le monde me regarde, me juge" etc.etc.

Que d'EGO !
Oui, il s'agit bien de cela.
Ce manque de confiance en soi-même auto-centre terriblement
et rend très égoïste tant le mal-être domine !

Les solutions :
Relativiser toutes ces "croyances" irrationnelles.
Regarder autour de soi les personnes sachant dire ce qui ne va pas, sont-elles moins aimées pour autant ?
Minimiser les conséquences imaginées de votre peur à dire.
Ne pas penser à la place de l'autre.
Comment connaitre les pensées de l'autre ?
C'est du subjectif, rien de concret dans cette approche.
S'appuyer sur des expériences passées ou "Oser" ne provoqua pas de conflit.
Renoncer à ne pas être aimer de tout le monde.
Songer au personnes qui ne sont pas appréciées par vous.
Se donner le "droit" d'exprimer un avis, un contraire etc.
Constater ce qui se passe ! 
Comprendre qu'un désaccord ne conduit pas au conflit, ni au rejet.

A lire "Oser le Non" S'affirmer, donne confiance en soi-même.
Commencer doucement cette pratique en utilisant des situations faciles.
Bon courage !

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